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Editorial: First word: learning from horticulture’s natural classroom

Volume 7 Number 1 - April 2010
Julia Willison

French: Apprentissage dans la classe naturelle de l’horticulture

Spanish: Aprendizajes de horticultura en un aula natural


The practice of horticulture – the cultivation of fruit, vegetables, flowers and ornamental plants – is one of the distinguishing characteristics of our species and, pursued in domestic back gardens or great commercial enterprises alike, is part of the fabric of almost every society in the world. We rely on horticulture for food and wealth, spiritual contemplation and aesthetic delight.

Today, with our growing awareness of the impact humankind is having on the environment, there is also recognition that horticulture has a significant role to play in implementing international strategies such as the Global Strategy for Plant Conservation (in particular Targets 8, 9 10 & 13) as well as the Millennium Development Goals.  Hunger and poverty can be alleviated (MDG1) when people are given the means and skills to grow their own food. For women especially, the principal crop producers in many developing countries, horticulture has a considerable positive impact on livelihood and health (MDG3 & 5).  Horticulture is also highly relevant to environmental sustainability (MDG7), encouraging selection of the most productive and disease resistant plant species in the face of global climate change.

2010 is the International Year of Biodiversity – affording botanic gardens an unmissable opportunity to highlight the intimate relationship between biodiversity and horticulture and underline the essential role that horticulture has to play in education. With over half the world’s population now living in cities and the growth of the urban poor outstripping their rural counterparts, the link between horticulture and sustainable communities has never been more important or urgent. Located, as many of them are, in cities and urban settings all over the world, botanic gardens are natural classrooms for people to learn about horticulture. In this issue of Roots we showcase a number of innovative education programmes that demonstrate the potential and significance of botanic gardens in this area.

We start, as all good lessons do, with the basics – with training. From Scotland, Leigh Morris of Edinburgh’s Royal Botanic Garden, brings us news of two training packages that have been developed at Edinburgh, one in field botany and the other in horticulture. Both certificated courses are structured, yet flexible, and directed primarily at staff working in botanic gardens.  Leigh outlines RBGE’s vision and its plans for encouraging a wider take-up of the courses in countries where a real need for trained horticulturalists has been identified.

Moving our focus to Mexico, González Mateos and colleagues, from Xochitla Botanic Garden in Mexico City explains how horticulture is integral to the garden’s many training courses. Over the past 10 years the garden has developed substantial expertise in propagation, conservation, horticultural management and environmental education. It also has a commitment to practical sustainable development that informs its programmes. With a growing population now in excess of 20 million, Mexico City is confronting immense sustainability issues and the significance of Xochitla’s courses cannot be underestimated.

Writing from South Africa, Martin Clement and colleagues at Durban Botanic Garden, describes how Durban’s permaculture garden is challenging conventional perceptions of food cultivation. In the garden’s training centre, they not only educate people in growing food sustainably but also encourage them to critically examine the societal contexts in which horticulture is practiced. It could be argued that, through permaculture, Durban is fostering a revolution in the way people relate to plants!

In the UK, the Writhlington School Orchid Project is celebrated for successfully engaging children in horticulture. Lauren Gardiner from RBG Kew tells us how Writhlington’s pupils learn about the diversity of the orchid family and its habitats around the world, how they propagate orchid species in vitro in school greenhouses and then sell their plants to the public. The funds they generate pay for students to undertake fieldtrips to orchid hotspots.

Another strength of horticultural education is its capacity for raising awareness about how horticulture impacts on our lives. An example is Newquay Zoo’s ‘dig for victory’ garden, which has aroused considerable interest. In his article, Newquay’s Mark Norris explains how this UK garden not only effectively communicates horticultural messages, but also encourages debate around associated issues such as food miles, food waste and recycling.

From China we hear about Shanghai Botanic Garden’s Energy Plants Show, held in 2009. According to Yu-zhu Cai and colleagues, Shanghai’s event highlighted the importance of horticulture in developing plants for new energy sources.  In a metropolis of over 20 million people, Shanghai Botanic Garden is uniquely placed and has been officially recognised as a Science Education Base, exemplifying the key role of botanic gardens as communicators of science and horticulture.

The engagement of well-trained horticulturalists with an informed public is essential to biodiversity conservation in a rapidly changing environment and botanic gardens provide ideal venues for this interaction to occur. The task for us is to work to help them get the support and investment they need.  
 

Editorial - Français

La pratique de l’horticulture, en d’autres termes la culture des fruits, légumes, fleurs et plantes ornementales, est l’une des caractéristiques propres à notre espèce et, réalisée autant dans les jardins de particuliers que par de grandes entreprises commerciales, fait partie du tissu qui constitue pratiquement toutes les sociétés du monde. Nous avons besoin de l’horticulture en termes d’alimentation et de source de richesse, de réflexion spirituelle et de plaisir esthétique.

Aujourd’hui, grâce à une plus grande prise de conscience quant à l’impact de l’homme sur l’environnement, l’horticulture est également reconnue pour son rôle important dans la mise en œuvre de stratégies internationales telles que la Stratégie Mondiale pour la conservation des plantes (notamment les Objectifs 8, 9 10 et 13) et les Objectifs du Millénaire pour le développement.  La faim et la pauvreté peuvent être réduites (OMD1) si les populations reçoivent les moyens et les connaissances pour cultiver leur propre nourriture. Pour les femmes en particulier, principales cultivatrices dans de nombreux pays en voie de développement, l’horticulture a un impact positif considérable sur les moyens de subsistance et la santé (OMD3 et 5).  L’horticulture est également fortement liée à la gestion durable de l’environnement (OMD7), par la promotion du choix des espèces végétales les plus productives et les plus résistantes aux maladies face au changement climatique planétaire.

2010 est l’Année Internationale de la Biodiversité, donnant aux jardins botaniques une opportunité à ne pas manquer en vue de mettre l’accent sur la relation étroite entre biodiversité et horticulture, et de souligner le rôle essentiel que doit avoir l’horticulture dans le domaine de l’éducation. Avec plus de la moitié de la population mondiale actuelle résidant en ville et la croissance de la pauvreté urbaine qui dépasse celle du milieu rural, le lien entre horticulture et communautés durables n’a jamais été si important ou urgent. Situés, comme la plupart d’entre eux, dans les villes et en cadre urbain de par le monde, les jardins botaniques représentent des écoles de la nature où le public peut s’intéresser à l’horticulture. Dans ce numéro de Roots, nous présentons une série de programmes pédagogiques novateurs, qui illustrent le potentiel et l’importance des jardins botaniques dans ce domaine.

À l’instar de toute bonne leçon, nous commençons par les bases, la formation. Du côté de l’Ecosse, Leigh Morris du Jardin Botanique royal d’Edimbourg nous informe sur deux mallettes pédagogiques développées à Edimbourg, l’une consacrée à la botanique de terrain et l’autre à l’horticulture. Les deux programmes donnant lieu à un diplôme sont structurés, mais flexibles, et essentiellement destinés au personnel de jardins botaniques.  Leigh expose les idées et les projets du JBRE visant à inciter à une plus vaste participation aux programmes dans des pays qui ont été identifiés en raison de leur réel besoin en termes d’horticulteurs qualifiés.

Nous nous penchons ensuite sur le Mexique, où González Mateos et collègues du Jardin Botanique Xochitla de Mexico City nous explique comment l’horticulture est une partie intégrante des nombreux programmes de formation du jardin. Avec une population croissante dépassant à présent les 20 millions, Mexico City se confronte à d’énormes problèmes de gestion durable et la portée des programmes de Xochitla ne peut donc être sous-estimée.

Martin Clement et collègues au Jardin Botanique de Durban, nous écrit d’Afrique du Sud pour exposer comment le jardin de Durban en permaculture remet en question les perceptions conventionnelles quant à la culture d’aliments. Dans le centre éducatif du jardin, le public est non seulement formé à la culture durable d’aliments mais également encouragé à examiner de manière critique les contextes de société dans lesquels l’horticulture est pratiquée. L’on pourrait soutenir qu’à travers la permaculture Durban encourage une révolution par rapport à la relation que les gens entretiennent avec les plantes!

Au Royaume-Uni, le Projet orchidée de Writhlington School est mis en exergue pour avoir suscité, avec succès, l’intérêt des enfants pour l’horticulture. Lauren Gardiner du JBR de Kew nous décrit comment les élèves de Writhlington se forment sur la diversité de la famille des orchidées et sur ses habitats à travers le monde, comment ils reproduisent des espèces d’orchidées in vitro dans les serres de l’école et vendent ensuite leurs plantes au public. Les fonds ainsi générés permettent aux étudiants de réaliser des sorties sur les sites les plus fameux pour observer les orchidées.

Un autre point fort de l’éducation à l’horticulture est sa capacité de sensibilisation quant aux impacts de l’horticulture sur nos vies. Le jardin « bêcher pour la victoire » du Zoo de Newquay est un bon exemple, qui a suscité un grand intérêt. Dans son article, Mark Norris, de Newquay, explique comment ce jardin du Royaume-Uni non seulement transmet des messages sur l’horticulture de manière efficace, mais encourage également au débat autour de problématiques liées telles que les kilomètres alimentaires, les déchets alimentaires et le recyclage.

Du côté de la Chine, des informations nous sont fournies sur la Manifestation sur les plantes énergétiques du Jardin Botanique de Shanghai, tenue en 2009. D’après Yu-zhu Cai et collègues, de Shanghai, cet évènement a souligné l’importance de l’horticulture pour le développement de plantes comme nouvelles sources d’énergie.  Le Jardin Botanique de Shanghai occupe une place unique et a été officiellement reconnu en tant que Centre d’éducation scientifique, illustrant le rôle clé que jouent les jardins botaniques dans la communication en matière scientifique et horticole.

L’engagement d’horticulteurs bien formés auprès d’un public averti est essentiel dans le cadre de la conservation de la biodiversité, dans un environnement livré à des changements rapides, et les jardins botaniques constituent des lieux parfaits pour la réalisation de ces interactions.
 

Editorial - Español

La horticultura - el cultivo de frutales, vegetales, flores y plantas de ornato- es una de las características distintivas de nuestra especie, y sea que se desarrolle en nuestros patios o en grandes consorcios comerciales, es parte del tejido de casi cualquier sociedad en el planeta. Dependemos de la horticultura para obtener alimentos y para cuidar nuestra salud, para deleite estético y espiritual.

Hoy en día, nuestra creciente toma de conciencia sobre el impacto de la humanidad en el ambiente, también se refleja en el reconocimiento del significativo papel de la horticultura en la implementación de estrategias tales como la Estrategia Global para la Conservación Vegetal (en particular las metas 8, 9, 10 y 13, así como los Objetivos de Desarrollo del Milenio (ODM). Hambre y pobreza pueden atenuarse (ODM1) cuando a la gente se le dan las formas y herramientas para cultivar su propio alimento. En particular para las mujeres, quienes son las principales agricultoras en muchos países en desarrollo, la horticultura tiene un considerable impacto positivo para la subsistencia y la salud (ODM 3 y 5). La horticultura también es sumamente relevante para la sustentabilidad ambiental (ODM 7), ya que promueve la selección de las especies más productivas y resistentes a enfermedades frente a la amenaza del cambio climático. 

2010 es el Año Internacional de la Biodiversidad –aportándoles a los jardines botánicos una oportunidad que no pueden perder para destacar la estrecha relación que existe entre la biodiversidad y la horticultura así como para resaltar el papel esencial que puede desempeñar al horticultura en la educación. Con más de la mitad de la población mundial viviendo actualmente en las ciudades, y acompañada de un incremento de la pobreza urbana que despoja su contraparte rural, el lazo entre la horticultura y las comunidades sustentables nunca antes había sido tan importante ni tan urgente. Localizados, como muchos de ellos, en ciudades y asentamientos urbanos alrededor del mundo, los jardines botánicos son aulas naturales para que la gente aprenda horticultura. En este número Roots  presenta una serie de programas educativos innovadores que comprueban el potencial y el significado de los jardines botánicos en este tema.

Empezamos, como en toda buena lección, con el aspecto básico: capacitación. Desde Escocia, Leigh Morris de los Reales Jardines Botánicos de Edinburgo, nos tren noticias sobre dos nuevo paquetes educativos que han desarrollado, uno sobre botánica y otro sobre horticultura. Ambos cursos están certificados y aunque estructurados son flexibles y están dirigidos principalmente a personal que trabaja en jardines botánicos. Leigh destaca la visión de los Reales Jardines Botánicos de Edinburgo y sus planes para promover una amplia cobertura de cursos en países donde se ha identificado una alta necesidad de capacitación de horticultores.

Moviéndonos a México, González Mateos y colegas, del Jardín de Xochitla en el valle de la ciudad de México explica cómo la horticultura es parte integral de muchos de los cursos del jardín. En los últimos 10 años, el jardín ha desarrollado una experiencia sustancial en propagación, conservación, manejo hortícola y educación ambiental. Asimismo, el jardín tiene como compromiso incorporar las prácticas sustentables que menciona en sus programas educativos. Con una creciente población que rebasa los veinte millones, la ciudad de México está confrontando múltiples aspectos sobre sustentabilidad y la importancia de los cursos de Xochitla no puede subestimarse. 

Desde Sudáfrica, Martin Clement y colegas del Jardín Botánico de Durban describe cómo el jardín de ‘permacultura’ está retando la percepción convencional del cultivo de alimentos. En el centro de capacitación del Jardín, no sólo enseñan a la gente a cultivar plantas alimenticias de manera sustentable, sino que también los motivan para que exploren los contextos sociales en los que se practica la horticultura. Se puede decir que, a través de la permacultura, Durban ¡está provocando una revolución en la relación de las plantas con la gente!

En el Reino Unido, el Proyecto Orquídea de la Escuela Writhlington celebra el éxito de involucrar a los niños en la horticultura. Lauren Gardiner de los Reales Jardines Botánicos de Kew, nos comenta cómo los alumnos de esta escuela aprenden acerca de lo diversidad de la familia de las orquídeas, sobre sus hábitats alrededor del mundo, cómo se propagan lagunas de sus especies in vitro en los invernaderos de la escuela y luego venden sus plantas al público. Con los fondos de las ventas pagan viajes de campo para los alumnos a lugares donde crecen orquídeas.

Otra fortaleza de la educación en horticultura es su capacidad de crear conciencia acerca del impacto que puede tener la horticultura en nuestra vida. Un ejemplo es el jardín del zoológico Newquay, el cual ha despertado un inusitado interés. En este artículo, Mark Norris, explica cómo este jardín del Reino Unido no sólo comunica de manera muy efectiva sus mensajes, sino que también fomenta el debate acerca de temas relacionados como el kilometraje en la transportación de alimentos, desperdicio de alimentos y reciclado.

Desde China nos llegan noticias de la Exposición del Jardín Botánico de Shangai sobre Plantas para Biocombustibles, la cual se realizó en 2009. Según Yu-zhu Cai y colegas, el evento destacó la importancia de la horticultura en el desarrollo de plantas como nuevas fuentes de energía. El Jardín Botánico de Shangai  ha sido oficialmente reconocido como Base de Educación para la Ciencia, siendo un ejemplo del papel central de los jardines  botánicos como comunicadores de ciencia y horticultura.

La conexión entre de personas adecuadamente capacitadas en horticultura con un público informado es esencial para la conservación de la biodiversidad frente a un ambiente altamente cambiante y los jardines botánicos proporcionan el medio ideal para que esta interacción ocurra.