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Editorial: Interpretation for sustainability

Volume 6 Number 1 - April 2009
Julia Willison

French translation : Interprétation pour le développement durable

Spanish Editorial: Interpretación para la sostenibilidad

In its conjunction of planting and place, of history and culture, the botanic garden is a microcosm of humankind’s relationship with the natural world. No matter how familiar the scene, everywhere you look there is a story to be told, a message to be conveyed. And with more than 200 million people worldwide visiting botanic gardens every year, the challenge of engaging with them meaningfully grows apace. Around the world gardens deploy an impressive range of strategies to capture the public’s attention and interpret what they see - from guided tours, signage, discovery carts and exhibitions through to websites, blogs and podcasts.

A recurring question for botanic gardens everywhere is ‘what do we want to interpret and communicate?’ While picking out the salient narratives and messages from the abundance of material contained within a garden remains a challenge, for most gardens there is probably one topic that stands head and shoulders above the rest in terms of importance, namely plant conservation. We’re all aware that our environment is under immense pressure from human activity and its consequences and we only have to look at what’s happening now in the global economy to get a sense that our ‘business as usual’ model of the world is not working. People are searching for alternative solutions. Now, surely, is a golden opportunity for gardens to develop their interpretation in a way that engages their visitors’ imaginations and encourages them to re-valuate their attitudes and ways of living?

Interpretation is a vast subject and this issue of Roots barely scratches the surface of what there is to know. James Furse-Roberts, Senior Consultant at Wildfowl and Wetland Trust, UK, sets the scene for us by looking at the big picture. He emphasises the importance of holistic interpretative planning for visitor experiences and offers us a four-stage planning process. Amy Ryken, Associate Professor at the University of Puget Sound, USA, shares her findings from an eight-month study she undertook into visitor engagement at the W.W. Seymour Botanical Conservatory in Tacoma, Washington. Amy’s study, also informed by her visits to botanic gardens in Canada, UK, and USA, is illuminating and encourages us to reconsider our views of learning and nature in relation to visitor worldviews. Her approach is echoed by Paola Sierra Manrique, Education Coordinator at the José Celestino Mutis Botanic Garden in Bogota, who outlines her analysis of what she believes would make an unforgettable visit to the garden.

We also explore some of the interpretative techniques that gardens are using to engage their public. Marilyn Smith, Director of Children’s Education at Brooklyn Botanic Garden, USA, writes about the benefits of using discovery carts and explains the practicalities. And Martin Clement, Head of Education at the Durban Botanic Garden, South Africa, describes how his team use storytelling to draw on existing indigenous knowledge systems in developing more meaningful action based programmes. If you’re interested in finding out more, please join us in Durban this year for BGCI’s 7th International Congress on Education in Botanic Gardens (see back cover of Roots).

Interpretation can be used to raise awareness at many different levels and increasingly we are seeing national and international collaboration between botanic gardens aimed at focusing attention on the need for plant conservation. Last summer, BGCI, Popular Science Network of Botanic Gardens, the Chinese Academy of Sciences and Beijing Municipal Science and Technology Committee took advantage of the Beijing Olympics to mount the first World Botanic Garden Exhibition. The exhibition was in a prime location, close to the Olympic Village, and was visited by tens of thousands of people. In this issue Xiangying Wen, BGCI’s China Project Office, examines the development of the exhibition and its aim of publicising the work of 70 botanic gardens worldwide. Another global event held last year in Germany was the Conference of the Parties to the Convention on Biological Diversity – a conference which brought together government environmental representatives from all over the globe to discuss the fate of the world’s biodiversity. In their article, staff at Bonn Botanic Garden, Germany and the University of Oxford Botanic Garden, describe a collaboration which raised awareness of the Global Strategy for Plant Conservation to hundreds of government officials.

By working together, sharing their interpretative expertise and experience, botanic gardens and related institutes are able to present a concerted and far more powerful case for plant conservation than if they do so by themselves. This year Plant Conservation Day (PCD) provides just that opportunity. Botanic gardens, zoos and other institutions worldwide will be using May 18th to celebrate plants and raise awareness of the need for their conservation. With support from the Boeing Corporation, BGCI is revamping the PCD website and partnering with gardens in Australia, China, Russia, UK and the USA to run a series of exciting education and interpretation programmes. Why not join in? Visit the website www.plantconservationday.org for ideas and resources.

Editorial : Français

Par sa mise en relation de la plantation avec le site, avec l'histoire et la culture, le jardin botanique est un microcosme qui représente les relations de l'humanité avec le monde naturel. Peu importe comment une scène est familière, partout où vous regardez, il y a une histoire à raconter, un message à transmettre. Et avec mondialement plus de 200 millions de personnes visitant les jardins botaniques chaque année, le défi de les interpeller de façon raisonnable se développe sans doute rapidement. De par le monde les jardins déploient une gamme impressionnante de stratégies pour attirer l'attention du public et pour interpréter ce qu'ils voient.

Une question récurrente pour tous les jardins botaniques est 'que voulons-nous interpréter et communiquer?' Tandis que la sélection des récits et des messages saillants dans l'abondance de matériel que fournit un jardin reste un défi, il y a probablement pour la plupart des jardins une matière prépondérante, dépassant toutes les autres en termes d'importance, à savoir la conservation des plantes. Nous nous rendons tous compte que notre environnement se trouve sous une immense pression à la suite des activités humaines et de leurs conséquences et nous n'avons qu'à observer ce qui se passe actuellement au niveau de l'économie globale pour comprendre que notre modèle du ‘business as usual’ ne fonctionne pas. Les gens sont à la recherche de solutions alternatives. Maintenant est certainement une occasion magnifique pour les jardins de développer leur interprétation d'une manière à engager l'imagination de leurs visiteurs et de les encourager à ré-évaluer leurs attitudes et modes de vie.

L'interprétation est un sujet très vaste et cette issue de Roots raye à peine la surface de tout ce qu'on peut savoir sur la question. James Furse-Roberts, conseiller au Wildfowl and Wetland Trust, R-U, nous prépare la scène en traçant les grandes lignes. Il souligne l'importance d'une planification interprétative d'ensemble pour l'expérience du visiteur et nous propose un processus de planification en quatre étapes. Amy Ryken, professeur agrégé à l'université de Puget Sound, États-Unis, nous fait part des résultats d'une étude de huit mois, qu'elle a menée au sujet de l'interpellation des visiteurs au conservatoire botanique de W.W. Seymour à Tacoma, Washington. L'étude d'Amy, renseignée aussi par ses visites de jardins botaniques au Canada, R-U, et aux États-Unis, est admirable et nous encourage à reconsidérer nos vues sur l'apprentissage et la nature par rapport aux visions du monde des visiteurs. Paola Sierra Manrique, coordinatrice d'éducation au jardin botanique de José Celestino Mutis à Bogota, fait écho de cette approche en rendant son analyse de ce qui selon elle ferait une visite inoubliable au jardin.

Nous explorons également certaines des techniques interprétatives que les jardins emploient pour interpeller leur public. Marilyn Smith, directeur de l'éducation des enfants au jardin botanique de Brooklyn, États-Unis, écrit au sujet des avantages d'utiliser des chariots de découverte et explique les caractères pratiques. Et Martin Clement, chef de l'éducation au jardin botanique de Durban, Afrique du Sud, décrit comment son équipe utilise les contes parlés pour se baser sur les systèmes de connaissances indigènes existants afin de développer des programmes d'action plus significatifs. Si vous êtes intéressé à en savoir plus, joignez-nous donc à Durban, cette année pour le 7ème congrès international de BGCI sur l'éducation dans les jardins botaniques (voyez au dos de Roots).

L'interprétation peut être un outil pour améliorer la prise de conscience à de nombreux niveaux différents et de plus en plus nous voyons des collaborations nationales et internationales entre les jardins botaniques visant à concentrer l'attention sur la nécessité de conserver les plantes. L'été dernier, l'Académie Chinoise des Sciences, BGCI et le Comité Municipal de la Science et de la Technologie de Pékin ont tiré profit des Jeux Olympiques de Pékin pour monter la première Exposition Mondiale de Jardins Botaniques. L'exposition était située dans un endroit privilégié, près du village olympique, et a été visitée par des dizaines de milliers de personnes. Dans cette issue Xiangying Wen, du bureau de projet Chine de BGCI, examine le développement de l'exposition et son but de rendre public le travail de 70 jardins botaniques dans le monde entier. Un autre événement global, qui s'est déroulé l'année dernière en Allemagne, était la Conférence des Parties à la Convention sur la Diversité Biologique - une conférence, qui a rassemblé les représentants environnementaux des gouvernements de par le globe, pour discuter du destin de la biodiversité mondiale. Dans leur article, le personnel du jardin botanique de Bonn, Allemagne et du jardin botanique de l'université d'Oxford, décrivent une collaboration qui permis de mieux promouvoir la Stratégie Globale pour la Conservation des Plantes auprès des centaines de fonctionnaires gouvernementaux.

En travaillant ensemble, partageant leur expertise et expérience interprétatives, les jardins botaniques et instituts associés peuvent présenter une argumentation concertée et bien plus puissante pour la conservation des plantes qu'à eux seuls. Cette année, la Journée de la Conservation des Plantes (Plant Conservation Day. PCD) fournit justement une telle occasion. Les jardins botaniques, les zoos et d'autres établissements dans le monde entier utiliseront le 18 mai pour célébrer les plantes et améliorer la prise de conscience de la nécessité de leur conservation. Avec l'appui de Boeing Corporation, BGCI est en train de refondre le site Web de PCD et s'associe avec des jardins en Australie, en Chine, en Russie, au R-U et aux États-Unis pour lancer une série de programmes d'éducation et d'interprétation passionnants. Pourquoi ne pas se joindre à eux ? Visitez le site Web www.plantconservationday.org pour des idées et des ressources.

Editorial - Español

En la conjunción de colecciones y territorio, de historia y cultura, el jardín botánico es un microcosmos donde se refleja la relación de la humanidad con la naturaleza. Independientemente de lo familiar que nos resulte, allí donde se mire hay una historia que contar o un mensaje que transmitir. Con más de 200 millones de visitantes cada año, el desafío de lograr el interés de forma activa y significativa es cada vez mayor. Por todo el mundo los jardines despliegan una impresionante variedad de estrategias para captar la atención del público y dar interpretación a lo que observan: desde visitas guiadas, señalización, ‘carros para el descubrimiento’, múltiples exposiciones, incluso sitios webs, blogs y podcasts.

Una cuestión repetida por los jardines botánicos en cualquier lugar es ‘¿qué queremos interpretar y qué comunicar?’. Si bien el destacar y el subrayar el mensaje que contiene cada jardín todavía resulta un desafío, hay un tema que sobresale por encima de todos en importancia, y éste es el de la conservación de las especies de plantas. Todos somos conscientes de que nuestro entorno sufre la enorme presión y las consecuencias de la actividad humana y no tenemos más que mirar a lo que está pasando en la economía global para sentir que el modelo de la frase hecha ‘¿los negocios?, como siempre’ no funciona. La gente busca soluciones alternativas. Es el momento y la oportunidad, única, de desarrollar el trabajo de interpretación por caminos que interesen a la imaginación de los visitantes para reconsiderar sus actitudes y estilos de vida.

La interpretación es un tema tan amplio, que éste número de Roots sólo someramente puede abordar lo mucho que se sabe. James Furse- Roberts, Senior Consultant del Comisariado de Humedales y Aves, Reino Unido, nos introduce en el panorama centrando el plano general. Destaca la importancia de una planificación interpretativa holística enfocada a partir de la experiencia del visitante y ofrece cuatro estadios en el proceso. Amy Ryken, Catedrática Asociada de la Universidad de Puget Sound, EEUU, muestra los hallazgos de su investigación de ocho meses de duración, analizando el interés de los visitantes en el W.W. Seymour Botanical Conservatory en Tacoma, Washington. El estudio de Amy, completado con visitas a diversos jardines botánicos de Canadá, Reino Unido y EEUU, es clarificador y anima a reconsiderar nuestra visión del aprendizaje y la naturaleza contrastándolos con los puntos de vista del visitante. Su enfoque se refleja en el de Paola Sierra Manrique, Coordinadora de Educación del Jardín Botánico José Celestino Mutis de Bogotá, quien subraya en su análisis lo que de verdad hace de la visita al jardín una experiencia inolvidable para el visitante.

Examinamos también algunas de las técnicas de interpretación que los jardines botánicos utilizan para interesar al público. Marilyn Smith, Directora de Educación Infantil del Brooklyn Botanic Garden, EEUU, relata el provecho de las performances mediante las ‘carretas para el descubrimiento’ y explica su conveniencia. Martin Clement, Jefe de Educación en el Durban Botanic Garden, Sudáfrica, describe cómo su equipo usa los cuentacuentos para extraer del conocimiento indígena sistemas que desarrollen programas activos más significativos. Si Vd. está interesado en averiguar más, únase a nosotros este año con motivo del 7º Congreso Internacional de Educación en Jardines Botánicos en Durban en Sudáfrica (ver portada trasera de Roots).

La interpretación puede usarse para despertar la conciencia a muchos niveles, y estamos presenciando la colaboración activa entre jardines botánicos, también internacionalmente, dirigida a centrar la atención en la necesidad de la conservación de las especies de plantas. El pasado verano la Academia de Ciencias China, el BGCI y el Comité Municipal de Beijing para la Ciencia y la Tecnología, aprovechando las Olimpiadas de Pekín, organizaron la 1ª Exposición Mundial de Jardines Botánicos. Instalada en un lugar privilegiado, junto a la Villa Olímpica, fue visitada por decenas de miles de personas. Xiangying Wen, de la Oficina del BGCI China Project, revisa en este número el desarrollo de la exposición y su objetivo central de publicitar el trabajo de 70 jardines botánicos de todo el mundo. Otro evento de carácter mundial ha tenido lugar en Alemania, la Conferencia de las Partes de la Convención sobre Diversidad Biológica, reuniendo a representantes medioambientales de todo el mundo para discutir el futuro de la biodiversidad global. El personal del Jardín Botánico de Bonn (Alemania) junto con el de la Universidad de Oxford, presentan una colaboración que elevó la conciencia de cientos de funcionarios gubernamentales acerca de la Estrategia Global para la Conservación de las Plantas.

Es así, trabajando juntos, compartiendo experiencia y habilidades en interpretación, como los jardines botánicos pueden proponer en las agendas de las instituciones el problema de la conservación de las plantas de una manera más concertada y convincente que individualmente. Precisamente este año el Día de la Conservación de las Plantas (su acrónimo en inglés PCD) nos brinda esa oportunidad: jardines, zoológicos e instituciones de todo el mundo utilizarán la fecha del 18 de Mayo para celebrar las plantas y aumentar la conciencia de su conservación. Con el apoyo de la firma Boeing, el BGCI reajusta la web del PCD y colabora con jardines de Australia, China, Rusia, Reino Unido y EEUU en la puesta en marcha de una serie de animados programas educativos y de interpretación. ¿Por qué no participa? Visite la web www.plantconservationday.org donde encontrará ideas y recursos.